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27 Juin 2006

Il va falloir finir ce radier.
Ca démarre pas mal, puis on passe par des hauts et des bas.

 

/photo


L’aiguille vibrante qui donne des signes de défaillances : elle chauffe, perd de l’huile. Elle a besoin d’une pause et ça repart. On décide quand même d’envoyer Jean-marie nous en faire expédier une autre.
Il faut tout surveiller sans répit, tant sur les dosages que sur la bonne couverture des fers car ça dérive très vite.
Les rôles sont énormément fractionnés : pour chaque bétonnière il y a quelqu’un qui est responsable pour le ciment quelqu’un pour le sable, etc. Le plus surprenant était l’eau. Il y avait quelqu’un pour remplir le fût qui se trouve juste à coté de la bétonnière et quelqu’un d’autre pour mettre deux seaux dans la toupie. Les opérateurs des bétonnières notent et contrôlent rigoureusement tout ce qui entre dans la machine. Comme tout le monde à une tâche tellement spécifique on a du mal à expliquer qu’il faut être rigoureux continuellement, c’est une notion qu’il n’ont pas l’habitude d’intégrer  à leurs activités. Si ce n’est pas nous qui  contrôlons la qualité du travail se détériore.
Ils ne réalisent pas toujours que le fait de vibrer fait baisser le niveau du béton et qu’il faut donc charger plus.
A midi nous mangeons avec eux et ça leur fait beaucoup plaisir. Nous recevrons des énormes assiettes de riz accommodées d’haricots, sauce et petits morceaux de poissons. Dur d’en venir à bout ce fut impossible.
La reprise est fastidieuse.
On va devoir lourdement insister pour finir dans de bonnes conditions, la motivation se dégrade et les gens veulent filer dans leurs champs et revenir le lendemain pour être nourris un jour de plus, on promet aux maçons une journée de repos et ils se motivent un peu. Les opérateurs des bétonnières arrêtent leurs machines à 16 :00h et on a un peu du mal à les convaincre de continuer. On réussi à motiver les gens et on parvient à finir le coulage vers 17h15. Ouf…..
Après avoir copieusement arrosé le béton, nous pouvons enfin rentrer, la journée fut rude mais nous sommes satisfaits.
Le prêtre récupère le groupe électrogène pour alimenter son réfrigérateur, et nous on se paie une bière … .